mardi 29 janvier 2008

Jérôme Kerviel est-il cool/2008 ?

Rappel de l’échelle du cool que je propose selon les critères de 2008 :
1 - Adolf Hitler
2 - Pas cool du tout
3 - Ca ne le fait pas
4 - Un peu craignos mais plutôt sympa
5 - Plutôt cool
6 - Trop cool
7 - Wow wow wow



Jérôme Kerviel a tout du mec auquel personne ne s’identifie et qui pourtant ressemble à tout le monde : originaire de la rue du Menhir en Bretagne, fils de coiffeuse et de chaudronnier, beau gosse, poli, propre sur lui, réservé, bon judoka, bon étudiant, bon employé, habitant à Neuilly-sur-Seine comme tous ceux qui gagnent de l’argent.
>>> Ca ne le fait pas (3)

Dit autrement, Jérôme Kerviel a tout de l’anti-héros des temps post-modernes.
>>> Trop cool (6)

Il déjoue un à un tous les contrôles et systèmes de surveillance empilés par un monde ultra sécurisé qui pourtant flirte constamment avec la dérive.
>>> Trop cool (6)

Il ne cherche pas à s’enrichir personnellement mais plutôt à être reconnu par ses pairs et sa hiérarchie comme un « trader d’exception ».
>>> Ca ne le fait pas (3)

Remis en liberté à chaque fois qu’il est interrogé, il ne prend jamais la belle et ne s’envole pas pour Caracas.
>>> Un peu craignos mais plutôt sympa (4)

Il produit des faux fax.
>>> Trop cool (6)

Comme son métier et la bulle dans laquelle il évolue l’y incitent, il engage des sommes incroyables, gigantesques, sans toujours penser à les comparer avec le PIB du Sénégal ou le budget de la lutte contre la faim dans le monde.
>>> Pas cool du tout (2)

Sans être le trader fou décrit par Hollywood, il incarne de manière spectaculaire le combat que se livrent la Raison et la Folie dans notre monde, loin de la lecture du Bien contre le Mal promue par les géopoliticiens américains.
>>> Trop cool (6)

Il serait sans doute interprété par Casey Affleck au cinéma.
>>> Plutôt cool (5)

Verdict : Jérôme Kerviel se situe entre 4 et 5, entre « un peu craignos mais plutôt sympa » et « plutôt cool ».
Always moyen, le mec.

2 commentaires:

Monsieur Népomucène, gentil singe ayant égaré sa soupière a dit…

Je propose d'ajouter un degré supplémentaire à l'échelle du cool :
8 - A retrouvé la soupière de Monsieur Népomucène

YMA a dit…

Chronologie Etonante :

des rumeurs insinuent que Jérome Kerviel aaurait décidé, sur les conseils d'un perroquet, de "mettre le paquet" au cours d'une soirée arrosée se déroulant à La Java le 12 janvier 2008, vers 4h00 du mat...

revoyons la chronologie des faits :

Automne 2007 : des rumeurs font état de pertes importantes de la banque, en lien avec la crise des subprimes aux Etats-Unis.

Novembre 2007: la perte est «évaluée à 230 millions d’euros» selon des informations procurées aux actionnaires, rapportées par l’Adam (Association des actionnaires minoritaires).

Le même mois, une alerte est lancée par Eurex, le marché à terme germano-helvétique, par lequel transitent notamment les «futures», les contrats sur lesquels travaillait Jérôme Kerviel. Ce dernier produit alors un faux document, selon la Société générale, pour justifier ses opérations spéculatives.

Mercredi 9 janvier 2008: l’administrateur de la Société générale Robert A. Day vend pour 85,7 millions d'euros d'actions Société générale, selon les informations de l’Autorité des marchés financiers (AMF)

Samedi 12 janvier : Soirée Mort aux Jeunes

Jeudi 17 janvier: le titre accuse une baisse de plus de 40% par rapport à son plus haut de mai 2007.

Vendredi 18 janvier: la banque aurait eu les premiers soupçons d'une «fraude» en son sein; Robert A. Day vend pour plus de 40 millions d'euros d'actions

Durant la séance du 18 janvier à la Bourse de Paris, les valeurs bancaires souffrent particulièrement. Des rumeurs circulent sur des pertes de grande ampleur que le groupe devrait annoncer. Le titre dévisse encore de plus de 8%.

Lundi 21 janvier: les marchés boursiers asiatiques et européens connaissent un «lundi noir» alors que Wall Street est fermé, avec notamment de fortes chutes des différents indices sur lesquels le trader Jérôme Kerviel a parié. La société générale liquide des positions d' un montant d’environ 50 milliards d'euros.