dimanche 21 octobre 2007

La fête bat son plein.













Bijou est convaincant quand il parle de musique même s'il donne l'impression de juger très très vite - après tout c'est un professionnel. Du coup, quand il m'a parlé de Vive la Fête, j'ai dit OK et j'ai annulé le rejet que j'avais formulé au fil des années.

Vive la Fête - La Vérité

L'oeuvre de Vive la Fête ressemble à cinq cent toiles de Claude Monet représentant les Nymphéas à la con. Le thème étudié, déployé, démultiplié, est, je pense, le suivant : la contrariété qui naît de l'être avec autrui.

L'expression de ce thème trouve un écho dans son mode linguistique même : dire cela dans une langue étrangère, le Français. L'autre est étrange, charmant, on peut y puiser plein de choses, on découvre des choses toutes bêtes même après beaucoup de temps passé ensemble, on ne le maîtrise jamais vraiment.

Toutes les paroles de toutes les chansons tiennent en quelques items :
Ecoute-moi
Tais-toi
Parle-moi
Vas-t'en
Reste là
Lâche-moi
Tiens-moi
Aaaaaargh

Le biopic "Control" de Ian Curtis, chanteur de Joy Division, met à jour de manière très simple les échanges qui pouvaient exister entre la création, une vie mal choisie et l'épilepsie. Un biopic d'Els Pynoo, chanteuse de Vive la Fête, régalerait certainement nombre d'entre nous, gourmands de névrose.

samedi 20 octobre 2007

Beneath the sea, the underground, there's no sorrow.

Chloé est belle et douce puissance mille. Dans l'obscurité, les rayons de son mystère traversent l'épaule aimée derrière laquelle elle se cache. Un regard chopé et hop, c'est le charme.



Voluptueux et inquiétant comme un souvenir, son album "Waiting Room" n'a que peu de rapport avec le nightclubbing. Quelle activité idiote, ce nightclubbing. Idiote comme le commentaire de Libération qui barrait la pochette : "Un car de CRS ne suffirait pas à nous arrêter de danser". Marketer le truc dancefloor alors que Bat for Lashes peut limite aller se rhabiller, pfff.

On danse rarement. Il s'agit plutôt peut-être de se transporter juste à côté de soi. 2000 light years from home en toute intimité dans sa propre antichambre. Et de constater (effrayé ? émerveillé ?) que le temps passe.

Le morceau suivant, c'est un peu comme les sirènes qui t'appellent - tu t'enfonces - c'est tout doux :

Chloé - Beneath the Underground

vendredi 19 octobre 2007

K7 et Cas Sociaux


(image en grand)

Donc, ça, c’est une nouvelle soirée, « K7 et Cas Sociaux », vouée au culte absurde de la cassette et dédiée à la mise en œuvre pratique de la réhabilitation de ce support musical trop vite disparu. C’est aussi intéressant pour les plans sans prise de tête et les verres.

En live acoustique, il y aura Kawaii. Les membres de Kawaii sont les fondateurs du label MonsterK7 qui édite des cassettes tout comme Mort aux Jeunes records (K7 2 titres de Catherine Ferroyer-Blanchard, souvenez-vous). N’est-ce pas un signe tangible du retour des cassettes ?

Leur première cassette, aujourd’hui épuisée, est « Une ode au toy piano », une compilation toute jolie pour les enfants adultes. En voici un extrait, par Kawaii justement, qui raconte le Bill of Rights si je comprends bien l’Anglais :
Kawaii – Chapter1

Comme c’est sold-out, tout est en téléchargement libre maintenant sur leur site.

Il y a aussi SnugTrio sur cette compile, un groupe de folk-timbré, qui devrait sortir une autre cassette avec MonsterK7. Les voici jouant dans des chiottes :



Egalement dans le line-up, il y aura Sweetlight, DJ que nous avons déjà invité à la Mort aux Jeunes, qui ressortira pour nous ses cassettes de pop anglaise surtout et un peu française (ce mec a une cassette de Taxi Girl, vous imaginez ?).

Et enfin, il y aura moi. Je passerai aussi des cassettes et j’aurai préparé plein de schémas paper-board qui mettent à plat les mécanismes du pop-business. Je suis ravi, ça va être sympa-sympa, sympa.

Ah, et les Disquaires, c’est un très bon endroit, la preuve j’y ai jeté mon dévolu. On n’est pas des blaireaux en choix d’endroits, cf. le Pulp, la Java…

mercredi 17 octobre 2007

Dans l'entaille de ton coeur

Des flammes qui ravageaient le monde, nulle autre que vous n’eût pu m’extirper. Ô mystère du désir ! Que ne font les insensés, les imbéciles, sous son emprise ? Jamais je n’ai rêvé que sur ma route aride, une fleur, une fontaine, une source pure telle que vous se pût trouver. Guère plus souvent n’ai-je envisagé de perdre un être comme vous, et de voir, à l’oasis, succéder le mirage. No, I don’t want to fall in love.

LES ESPRITS : Cet amour ne trouvera d’issue que dans l’entaille de ton coeur brisé.

Les Reines Prochaines – Opfer Dieses Liedes (Chris Isaak ‘Wicked Game’ cover)

(traduction libre)

dimanche 14 octobre 2007

Compile pouésie

Depuis quelques années, je télécharge des mp3 sur la rubrique internet de mon ordinateur et après je les grave sur des CDs pour les jouer à la discothèque ou bien encore à la maison. Cela me fait des compilations auxuelles je donne des titres, la plupart du temps composés de mots issus de deux titres de morceaux présents sur la dite compilation. Rien d'extraordinaire mais je voulais foutre ça dans un post de blog. C'est ça, un blog.

Love Train won't Stop
Pends le DJ
The Last Prelude
Pleasure from Down Down
Primitif Psycho Killer
Porqué te vas adolescence
Call it Techno
I wish you were gone hamburger
Deep Sea Telekommander
Idiot Attack Never Win
Shadows Cream
From Here to Salvador
Silikon Hearts
La jeunesse emmerde Paris Hilton
Solitaires with an Attitude
Anything New
My Hair
Rocker Rocket
Spinning Machine
J'ai mal dans mon petit pacemaker
You must be the new shit
Petits bonbons-dragées
Love is not War
Dancing on Thin Ice
A+B = ta vraie vie
Never be a Rocker
Alabama Gangsta Fucking
Love Love Cocotte
Italian Chelsea
Do it Fancy
C'est bien trop synthetic
Galactic Races
Goodbye Bloody Sommeil
A Lady of Lalaland
Excuse Me Macha
Madonna ? Qu'est-ce que tu fais là ?
Bloody Felix
I want I want your underwear
Tragedy Party
Hell's Boys and Phantoms
Sex in Stockholm and Sydney

vendredi 12 octobre 2007

Le gant.

La vie est pleine d’injustices. Mais la musique est magique.
Je suis conscient d’avancer une thèse assez audacieuse. Mais Glass Candy est une preuve assez béton. C’est fou la douceur, la profondeur, la sensualité, le mystère qu’il y a dans cette voix-là foutue sur des samples et des trucs et parfois des bouts de ficelle. Ce qui se passe dans leurs chansons est unique. C’est une caresse avec un gant. Et ça, dans la vie injuste, dans la vie qui te malmène, une caresse avec un gant, ça compte. Un exemple parmi d’autres :

Glass Candy – Candy Castle

mardi 9 octobre 2007

Jeudi chorés, samedi mixette


taille réelle



taille réelle


Pour chaque truc, le listage est possible ou recommandé. Envoyez-moi un message ou un mail à mortauxjeunes arobase free point fr.

Et si vous ne savez toujours pas qui sont Catherine Ferroyer-Blanchard et les The_Bigger_Splashes

(Ah merde, j'ai pas fini ma phrase. Eh bien, je ne sais pas.)